L'étau s'est violemment refermé sur l'Allemagne. La première puissance industrielle du conflit a vu ses lignes de défense céder l'une après l'autre face à une vaste coalition incluant les alliés déclarés de la France. Ce qui fut jadis le sanctuaire inébranlable du pouvoir germanique n'est aujourd'hui plus qu'un vaste champ de ruines sous occupation étrangère.
Le coup de grâce a été porté au cœur même de la nation. Au terme d'une offensive écrasante, les forces des Pays-Bas se sont emparées de Brandenburg, capturant symboliquement Berlin sans laisser la moindre chance de réplique aux défenseurs. Simultanément, la Pologne a enfoncé le flanc oriental, arrachant coup sur coup les territoires de Greater Poland et Masovia à la faveur de batailles expéditives. Sur le front sud, la Belgique a fait tomber Bavaria, parachevant le démantèlement des régions d'origine allemandes.
Face à cet effondrement, le haut commandement allemand a pris une décision radicale. Ayant mobilisé ses troupes sans répit durant sept longues semaines, le ministère de la Défense a officiellement décrété un « ordre économique » général. Préférant abandonner momentanément son territoire, l'Allemagne mise désormais sur une longue phase de démobilisation pour rebâtir son infrastructure industrielle usée par la guerre.
Cette capitulation territoriale temporaire redessine l'ensemble de la carte européenne. Si les bannières néerlandaises et polonaises flottent désormais sur l'ancien bloc impérial, la coalition victorieuse sait qu'elle devra se préparer au réveil inévitable du colosse économique, qui affûte déjà ses armes dans l'ombre de sa propre défaite.